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FESTIVAL DE CANNES 2005
Sélection officielle -
Un Certain Regard -
"La Mort de
Monsieur Lazarescu" de Cristi Puiu remporte le Prix "Un Certain Regard"
LA MORT DE MONSIEUR LAZARESCU

Film de Cristi Puiu
- Titre original : Moartea Domnului Lazarescu -


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Ioan FISCUTEANU |
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Mr. Lazarescu |
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Luminita GHEORGHIU |
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Mioara |
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Mimi BRANESCU |
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Dr. Mirica |
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Dana DOGARU |
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Miki |
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Florin ZAMFIRESCU |
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Dr. Ardelean |
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Mihai BRATILA |
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Dr. Breslasu |
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Monica BARLADEANU |
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Mariana |
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FESTIVAL DE CANNES
2005
"La Mort de Monsieur Lazarescu" de Cristi Puiu remporte le Prix Un
Certain Regard - 20/05/2005La Mort de Monsieur Lazarescu du
cinéaste roumain Cristi Puiu a remporté le Prix Un Certain
Regard-Fondation GAN pour le cinéma, décerné par un Jury présidé par le
cinéaste américain Alexander Payne.
Cette forme de
road-movie en ambulance suit le parcours nocturne de M. Lazarescu,
qui, à 63 ans et malade, vit seul dans un appartement avec ses trois
chats. La Fondation GAN pour le cinéma, associée au Prix Un Certain
Regard, remettra 30 000 euros au distributeur français de La Mort de
Monsieur Lazarescu. |
Durée: 2h 34 mn
Synopsis
- Monsieur Lazarescu, 63 ans, vit dans un appartement avec ses
trois chats. Un samedi soir, ce dernier ne se sent pas bien. Jusqu'à l'arrivée
de l'ambulance, il essaye d'apaiser son mal avec les médicaments qu'il a sous la
main. Puisqu'il n'a plus de pilules, il appelle ses voisins en aide. Sandu et
Miki, les voisins interrompus dans leur activité domestique, se portent à son
secours. Ce qui semblait être un mal de tête, causé par l'abus d'alcool, s'avère
être une infection plus sérieuse quand M. Lazarescu vomit du sang. Finalement,
l'assistante médicale de l'ambulance arrive. Sentant l'haleine alcoolique du
patient, elle lui administre des vitamines et de la glucose mais, après une
investigation plus sérieuse, elle décide de l'emmener à l'hôpital suspectant une
tumeur au côlon. A l'hôpital, les choses se compliquent...
Commentaires:
Ce film roumain, filmé presque caméra au point tant cela bouge (même dans le
salon de Monsieur Lazarescu) nous fait une visite privilégiée très réaliste du
système hospitalier roumain. Faute de place, Monsieur Lazarescu -ou ce qu'il en
reste vu son triste état- est trimballé d'hôpital en hôpital faute de place et
de personnel. C'est pour ce côté documentaire et réaliste que ce film -en même
temps très humain- est intéressant et réussi, même s'il paraît totalement
inachevé avec 2h35 d'épopée. Coupure. Noire. Et on comprend que c'est la fin, et
non une rupture de bande! Ce n'est pas la première fois que Cristi Puiu
est à Cannes puisqu'il était présent en 2001 avec son premier film 'La mathos et
la thune' sélectionné à la quinzaine des réalisateurs.
Eva Jankovic
C’est le
"Last day" d’un homme usé, victime de l’alcool... et de la médecine
hospitalière ! Mr Lazarescu Dante Remus, comme il aime à se présenter
fièrement, -avec la référence glorieuse à ces trois prénoms-, n’a de vraies
relations qu’avec ses chats. Depuis son premier appel téléphonique au SAMU, son
chemin de croix comportera plusieurs stations douloureuses qui le confronteront
au jugement de son beau-frère, de ses voisins- pourtant compatissants-, de la
caste médicale hospitalière surtout, internes en tête, qui l’infantilisent, le
classent, et le jugent pour son alcoolisme, retardant d’autant le diagnostic
exact, tandis qu’il s’enfonce dans l’aphasie. La poignante solitude de la
personne livrée à la morgue des technoscientifiques est criante de vérité. Une
Bonne Samaritaine, infirmière compétente et humaine, accompagnera cependant
jusqu’au bout ce vieil homme malade en qui elle a reconnu son prochain. Ce
deuxième long métrage de Cristi Puiu, belle chronique douloureuse et désespérée,
aurait tiré avantage d’un montage plus serré.
Jean-Michel Zucker
Mieux vaut en prévenir : ce
film dure 2h 34, et se passe presque entièrement dans des salles d’hôpitaux,
en suivant un vieil homme dont la santé se dégrade rapidement et qui est
ballotté d’hôpital en hôpital. C’est assez oppressant et angoissant, dans la
mesure où l’on se sent concerné, un jour ou l’autre, par ce destin de fin de
vie.
Mais si l’on a le courage de suivre, c’est un film très fort : ce n’est pas un
documentaire, mais un vrai film qui sait rejoindre avec attention, acuité et
émotion chacun de ses personnages, le vieil homme, ses voisins, l’infirmière,
puis les divers médecins et soignants. Il le fait avec un humour et une
distanciation constantes, il laisse entrevoir la situation du monde de la
santé en Roumanie, et plus largement tout ce qui se passe dans ce pays, si
bien que l’on ne s’ennuie pas une seconde, malgré la longueur. Un vrai
cinéaste, un regard humaniste d’une grande qualité, un film à retenir.
Jacques Lefur
Septembre 2005 au festival de New York:
http://www.filmlinc.com/nyff/films/lazarescu.htm
Espace PRESSE
http://www.bacfilms.com/presse/lazarescu
dossier presse BAC FILMS
dossier presse FESTIVAL
CANNES
VOIR AUSSI:
cinema roumain à St Just St Rambert
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